mardi 28 mars 2017

Troisième personne de Valérie Mréjen


La troisième personne du titre, c'est "elle", cette petite fille qui vient de naître au sein d'un couple parisien, sans doute flirtant avec la quarantaine. L'arrivée d'un enfant bouscule les équilibres, les habitudes de la vie à deux, fait observer le monde différemment mais surtout donne aux parents un surcroît de responsabilités. De la sortie de la maternité, avec sa redécouverte du monde comme si l'enfant apportait un nouveau regard à son environnement jusqu'au premier envol un peu éloigné de ses parents, Valérie Mréjen annote toutes ces petites pensées fugaces, ces peurs insistantes, ce chemin zigzaguant mais passionnant vers la parentalité. Loin du livre conseil façon Laurence Pernoud mais très éloigné aussi de toute cette littérature prétendue rigolote de la jeune maman forcément dépassée ou ayant du mal à allier ce trio infernal et romanesque façon chicklit  mère/épouse/maîtresse, "Troisième personne" se propose d'explorer cette portion subtile de la nouvelle vie d'une femme voire d'un couple de jeunes parents, l'installation dans l'humain de la notion de parents.
Composé de petits paragraphes, arrivant de façon désordonnés comme au gré des sensations ou du fil de la pensée, le texte doux et subtil souligne cet état si particulier où la réflexion sur la vie qui vient avec un être supplémentaire, teintée d'une légère touche d'anxiété, assaille tout parent normalement constitué. Les plus anciens se reconnaîtront forcément, les sensations décrites, les questionnements restent les mêmes quelle que soit l'époque où on les vit même si l'on ressent entre les lignes, qu'actuellement être parent, apparaît comme une fonction à très haute responsabilité. Les plus jeunes auront plaisir à retrouver consoeurs et confrères de poussette ou d'interprètes de comptines. Il n'y aura que quelques grincheux, sans doute des célibataires, pour apposer sur ce texte un sensation d'inintérêt.
"Troisième personne", en plus d'être ravissement écrit, se pose comme le challenger intelligent et original dans la course au cadeau de naissance. Il devient dès lors le message silencieux ( subliminal ?) de celui qui l'offre à quelque jeune parturiente ou quelque récent parent aux yeux cernés et au salon encombré de jouets en bois multicolores ( et choisis avec soin), signifiant que la vie, loin de s'arrêter, devient plus riche. Ne vous enfoncez pas dans une béatitude improductive, continuez à vivre, à lire, à réfléchir, à aimer, surtout si l'on doit ajouter une personne supplémentaire.

jeudi 23 mars 2017

Sage-femme de Martin Provost


Je tombe des nues. J'ai vu le dernier film du sympathique  Martin Provost en avant première, vierge de tout avis. Jamais je n'aurai pensé un tel déferlement de bonnes critiques ! Et du coup, me vient une interrogation. Comment un film aussi  banal, au scénario aussi mal fichu et à la réalisation platounette peut-il faire hurler de plaisir ? 
L'affiche est attrayante. La très bankable Catherine Frot ( elle est devant Deneuve sur l'affiche ) associée pour la première fois à l'autre grande Catherine, voilà un couple qui doit faire frémir les tiroirs caisses. Et puis, après le succès de " Médecin de campagne", prendre une autre profession médicale qui touche le coeur de public, ça c'est avoir du flair coco ! Ca tombe bien Martin Provost a été sauvé à la naissance par une sage-femme qui lui a donné son sang ( le film est dédié à cette personne), demandons-lui de nous trousser vite fait un scénario et roule ma poule! On prend les deux grandes comédiennes les plus aimées  par les lecteurs de Notre Temps, de Télérama et par les auditeurs de France Inter, et là mon vieux, c'est le yatch au prochain festival de Cannes. 
Ca c'est sur le papier. A l'arrivée, le cocktail préparé a le goût fade des histoires improbables autour de la énième  retrouvaille de deux femmes aux caractères antagonistes. L'une est coincée, rigide, seule, sérieuse et pas drôle (Frot qui fait du Frot dramatique) tandis que l'autre est jouisseuse, évaporée, joyeuse et bonne vivante ( Deneuve qui arrive à surnager ). L'histoire a l'âge du cinéma et n'offre ici aucune nouvelle idée. Rien dans le scénario n'est cohérent quant à la prétendue évolution du personnage de Catherine Frot, très monolithique pendant deux heures, pendant que face à elle, s'agite notre icône blonde en chemisier panthère, dans un rôle taillé d'une seule mais jolie pièce. Ca traîne en longueur et quand arrive la fin, c'est presque une délivrance. Certes, pour être raccord avec le titre, nous avons droit à quelques scènes d'accouchement qui sentent le réalisme et un très vague discours sur les usines à bébés qui se mettent de plus en plus en place, mais sans que cela soit réellement approfondi (en fait à la façon d'un entrefilet dans 20 minutes). Du coup, le regard et l'esprit gambergent un peu ailleurs. En voyant Deneuve sur un lit d'hôpital, on applaudit aux progrès de la médecine qui fait que dorénavant se faire opérer d'un cancer du cerveau devient un acte chirurgical bénin. On se dit que finalement Quentin Dolmaire a peut être une chance de pouvoir être autre chose qu'insupportable à l'écran comme chez Desplechin, mais que ce sera long. On coche une nouvelle case sur la liste des scènes cocasses qu'est amenée à jouer  Catherine Deneuve à l'écran. Ce mois-ci on rajoute la conduite d'un semi-remorque ! ( Là je sens que rien que pour ça, certains vont courir voir le film !). On regarde discrètement l'heure pour ne pas réveiller son voisin. On se demande si le film s'était intitulé " Maïeuticienne ", la critique, visiblement sous péridurale, se serait autant enthousiasmée façon vieille fille devant le bébé d'un lointain cousin ?  
Mais je m'égare. Le scénario, s'essayant en final à une pirouette elliptique, finit complétement par faire sombrer le film dans la platitude. Non, cette fois-ci, peu de choses à sauver de ce "Sage-femme" beaucoup trop sage malgré ses femmes célèbres. 




mercredi 22 mars 2017

Je suis partie de Paris Combo

Le printemps est là ! Je regarde par la fenêtre et que vois-je un temps gris accompagné de pluie... Si j'écoute les gens chez les commerçants du quartier  encore emmitouflés comme en plein hiver, ils râlent, gris comme de pauvres êtres sortis d'une cave. Mais, bonne nouvelle, malgré cet air du temps sinistre qu'aucun soleil bienveillant ne vient réchauffer, le groupe Paris Combo sort aujourd'hui son nouveau titre et ça c'est mieux que le soleil, ça va nous réchauffer pendant des mois.
"Je suis partie", le premier extrait d'un album dont la sortie est prévu de 12 mai prochain, vous rentre dans la tête dès la première écoute. Après un  départ façon jazz/pop lent, le refrain explose de bonne humeur. Cette invitation au voyage, au départ, à la découverte nous donne des fourmis dans les jambes, des envies d'ailleurs. Et même si votre destination n'est encore qu'un vague projet lointain, nul doute que cette chanson entraînante vous fera patienter. Il suffit de brancher la sono, démarrer par un slow langoureux puis s'éclater et se déhancher. "Je suis partie" nous donne des envies de danser, de partager à deux, à trois ou plus, sur ce formidable moment de swing jazzy. Pour moi, le tube de ce printemps ! Et... vivement l'album !



mardi 21 mars 2017

Une femme au téléphone de Carole Fives


Carole Fives dresse-t-elle le portrait de sa mère ? On pourrait le croire, car cette femme au téléphone, évoque souvent sa fille romancière ... Quelque soit la source d'inspiration, le roman ne peut que résonner auprès de tout lecteur, tellement son réalisme grinçant évoque forcément des moments, des paroles entendues et formulées autour de soi.
Charlène, la petite soixantaine, téléphone à sa fille. Des échanges qu'elle a, nous n'aurons que la partie de la mère. Aigrie, méchante, suppliante, bipolaire, exigeante, versatile,  geignarde, quémandeuse, menaçante, Charlène a toutes les qualités pour participer au concours de la mère la plus toxique de France. L'amour filial reste un lien insondable car sa fille lui répond parfois.... 
En quelques presque 100 pages, le portrait tracé de cette femme par Carole Fives nous émeut, nous étonne, nous fait rire, nous rappelle quelqu'un  mais surtout impressionne par cet accent de vérité, par ces mots que l'on croit réellement entendre tellement ils semblent fidèlement transcris. 
Le roman ne se résume pourtant pas à quelques conversations irascibles qui pourraient tomber dans la banalité. En filigrane de cette acrimonie déversée sans gêne, apparaît  la biographie (certes éclatée) de cette Charlène, son enfance, ses échecs amoureux, l'élevage de ses enfants. Le personnage prend forme de plus en plus précisément. Certains sans doute auront un peu de sympathie pour elle, sa solitude, son cancer jouant en sa faveur. D'autres, grinceront des dents à la lecture de ces mots si réalistes, entendant sans doute leur propre mère. D'autres encore, se régaleront simplement de découvrir un personnage haut en couleur, comique involontaire, un peu nymphomane sur les bords, en tout cas tout le temps branchée sur des sites de rencontres et s'acoquinant avec de pauvres hommes improbables mais aussi martyrisant sa copine Colette ou sur le point d'empoisonner le chien du voisin. 
"La femme au téléphone" malgré sa brièveté recèle des trésors d'écriture réaliste et dresse le portrait saignant d'une mère que l'on ne souhaite à personne. Un court roman que l'on prendra plaisir à lire...

lundi 20 mars 2017

L'autre côté de l'espoir d'Aki Kaurismaki


Je dois l'avouer, je n'arrive pas à entrer dans l'univers du cinéaste finlandais Aki Kaurismaki. Cependant, je persiste et je continue à découvrir ses films. Malgré les couronnes de lauriers, les trémolos énamourés des critiques, cette fois-ci ressemble aux précédentes, rien à faire, cela ne prend pas !
Pourtant, ça débutait pas trop mal. La mise en place des deux protagonistes principaux est un modèle du genre dans la concision et la force narrative. Khaled émerge d'un tas de charbon transporté par un cargo, personnage au seul regard blanc et anxieux pendant qu'à l'autre bout de la ville, Wikstrom quitte une épouse alcoolique en posant sur la table les clefs de la maison et son alliance. La suite verra le finlandais séparé devenir le propriétaire d'un minable restaurant en recherche de notoriété et l'émigré syrien devenir son employé contre l'échange d'un logement dans un réduit d'un parking souterrain.
Bien sûr j'ai remarqué toute l'humanité que dégage ce film, sa critique des services d'immigration, sa réelle empathie aux aléas des contemporains partagés entre envie de bien faire et intérêts personnels, sa détestation face à la violence des bandes de skinheads. J'ai retrouvé aussi ce qui fait ce cinéma unique, repérable dès le deuxième plan, ses décors minimalistes et sinistres éclairés par une lumière très artificielle, sa musique rock placée avec la rigueur d'un métronome au gré du film, ses acteurs aux allures de déclassés. Mais chez moi, ça ne prend pas car les bons sentiments affleurent aussi, rendant cette histoire presque trop poétique voire aux allures de conte mal fichu. Cette façon neurasthénique de jouer avec des lieux sordides et grisâtres mais éclairés comme des palaces clinquants m'indispose assez, rendant le tout irréel. Et quand le réalisateur, après une partie assez mélodramatique, s'essaie dans le restaurant sinistre à un burlesque vieillot, on se dit qu'il a peut être trop forcé sur la bière et se met à ressembler, en nettement moins drôle, au cinéma de Roy Andersson.
Cet excès de théâtralisation et sa mise en scène trop raide à mon goût, alourdit un  film qui reste toutefois singulier, cultivant son univers maintenant trop bien défini pour me surprendre vraiment.




dimanche 19 mars 2017

Mise en pièces de Nina Leger


Qui a eu l'idée chez Gallimard du bandeau rouge qui accompagne ce livre? "Romance",  écrit en gros caractères. semble attirer l'oeil d'une lectrice romantique. Le roman de Nina Léger n'est en rien un livre qui fait du bien dans un genre littérature de bons sentiments. Il s'adresserait plus à certains fans des nuances grises, ceux  qui lorgneraient vers la vraie littérature. J'ai l'impression que ce bandeau fait fonction de cache-sexe, histoire d'adoucir l'aura sulfureux du livre et, je l'espère, l'empêcher qu'il ne soit trop rapidement rangé dans un genre trop marqué.
Soyons honnêtes, à première vue, le livre possède une accroche assez sexe. Jeanne, femme au physique et à l'âge offerts à l'imaginaire du lecteur est une collectionneuse de sexes masculins, rangés dans sa mémoire qu'elle nomme palais. De chaque homme qu'elle rencontre, elle en oublie le corps, le visage pour n'en garder que l'image du pénis qu'elle a touché, observé ou plus. Placés ensuite dans une case de sa mémoire avec deux ou trois éléments du décor de la chambre d'hôtel où cette découverte a eu lieu. elle consulte sa collection au gré de ses envies.
Tout de suite, on voit quand même que nous n'avons pas affaire à une banale histoire de cul. Effectivement, l'enjeu de ce livre est vraiment ailleurs car, désolé pour les amateurs du genre, il y a, au final, peu de scènes explicites de sexe. Quand cela se produit, l'auteure emploi un style esthétiquement réussi et très personnel, nous offrant des paragraphes d'une réelle beauté littéraire. Derrière cette collectionneuse, se cache en fait un formidable descriptif de l'image que peut renvoyer une femme qui assume une sexualité un peu plus débridée que la moyenne. Jeanne aime le sexe des hommes et se débrouille pour en rencontrer le plus possible. Dans son entreprise, elle est toujours maîtresse du jeu. Ce sont eux qui la suivent dans l'hôtel qu'elle leur propose, c'est elle qui refuse tout instant biographique, tout affect avant ou après les ébats, c'est elle qui coupe court à toute nouvelle rencontre. Elle assume. Les hommes se plient. La seule fois où le rapport est inversé, où elle suit l'homme, elle est salit et presque avilit.
Le roman, va au-delà de ces rapports rapides et s'emploie aussi à décrire le malaise qu'une femme qui s'intéresse ouvertement aux hommes et au sexe déclenche dans notre société. Les passages de la braguette ou du godemiché, tous les deux dans le métro sont des petits bijoux d'écriture, aussi drôles que sociologiquement exacts. Mais je pourrai aussi m'attarder sur l'aveu de Jeanne de ses goûts à des amis estomaqués ou de ses déambulations dans un sex-shop et des mouvements qu'elle provoque chez les clients présents mais aussi sur les apostrophes que la romancière lance vers le lecteur qu'elle imagine un peu décontenancé par cette liberté.
"Mise en pièces" ne fait que 154 pages mais arrive à être tout à la fois, brillant, original, brassant plusieurs registres de styles et de lectures et surtout magnifiquement écrit. Ne vous laissez rebuter par cette idée de roman érotique, vous passeriez à côté d'une lecture très contemporaine, et surtout bien plus féministe qu'érotique. 

vendredi 17 mars 2017

Marlène de Philippe Djian


La lecture du nouveau roman de Philippe Djian me laisse circonspect. Son précédent "Dispersez-vous, ralliez-vous", ne m'avait pas emballé. Celui-ci m'est apparu plus inspiré sans pour autant me convaincre, le texte souffrant de scories et de tics d'écriture un peu agaçants.
Si l'on ne regarde que l'histoire, le roman s'avère être un tourne-pages efficace. Des personnages bien typés, évoluant dans un endroit imprécis, mix d'Usa et sud de la France, se confrontent à une vie tourneboulée par un passé de soldats en Afghanistan pour les hommes et à une sexualité en questionnement pour les femmes. Puis vient se greffer une troisième femme, soeur d'une des personnages principales, Marlène. Marlène est une sorte de godiche myope, un peu paumée, qui va jouer la chienne folle dans un jeu de quilles ( et ça tombe bien car un des personnages travaille dans un bowling!). Le roman avance par rebondissements façon sitcom, conservant toujours son côté mystérieux au personnage du titre et distillant une atmosphère poisseuse. Proche du roman noir, du thriller, on se dit que ça peut exploser à tout moment. De ce côté là, le roman est taillé pour se vendre en nombre à la maison de la presse de Royan.
Mais, hélas, il y a aussi l'écriture... Je sais que là je touche un point sensible et que je risque de passer pour un petit lecteur, puisque la communication autour du livre semble tourner autour de deux points essentiels : la difficulté de vivre pour les soldats de retour d'un conflit en terre afghane ( certes en toile de fond mais pas une étude poussée non plus ) et le style de notre grand auteur beat génération à la française. Et là, je coince !
Son précédent roman s'était essayé à la narration  éclatée ( des événements avait eu lieu sans que l'on en soit prévenu, puis décrit un peu tard ) peu convaincante. Dans "Marlène", il a digéré le procédé et semble revenir vers la technique du " sans"... Petit retour historique.... A ses débuts, dans les années 80, "37,2 le matin" ou "Bleu comme l'enfer" avait défrisé les vieux critiques ou les lecteurs classiques par la suppression du "ne"  en tant que marqueur de négation. En 2017, la principale figure de style tourne autour d'une nouvelle suppression, celle des signes de ponctuation de dialogue ( guillemets et/ou tirets quand un personnage parle). Pourquoi pas ? Cela oblige le lecteur à rester attentif car d'un description on passe sans crier gare à un dialogue ... Cela rend la lecture un peu perturbante, surtout au début du roman où, je l'avoue avoir été un peu perdu. Pas facile pour moi, de bien situer les personnages.  Qui vit où ? Qui couche avec qui ? Mais au fur et à mesure que les chapitres s'allongent, comme les phrases ( une autre figure de style?) on s'habitue bien. J'ai fini aussi par m'habituer aux nombreux virages que prend la narration. Dans un même paragraphe, un passage à la ligne nous envoie ailleurs, chez un autre personnage, un autre lieu voire une autre époque, sans que rien dans le texte ne le signale. Là encore, il est sympa Mr Djian, il fait travailler notre cerveau, on reste en éveil ! ( mais attention, cela peut aussi rebuter un lecteur). Cependant, je n'appelle pas cela vraiment du style, mais plutôt un procédé un peu poseur cherchant à complexifier une intrigue de série somme toute assez lambda. En gros un roman de gare qui serait passé par une sorte de tuning littéraire ( on est chez Gallimard quand même !).
Puisque l'on parle de Gallimard...je me demande si quelqu'un à relu le manuscrit de Mr Philippe. Juste un détail sans doute, mais page 172 on lit : "...lorsqu'elle lui demanda ce que ça voulait dire, il resta muet et sortit en claquant la porte." Si vous comprenez comme moi, c'est le personnage masculin qui sort , non ? La phrase d'après on lit : " Il la rattrapa et marcha à côté d'elle..." C'est sans doute aussi cela le style Djian...
Malgré les réserves sur cette écriture un peu fabriquée, le roman se lit presque comme un polar même si la fin laisse le lecteur le bec dans l'eau. On passe un moment pas désagréable parmi ces pages customisées façon grand livre. Comme toute chose faite pour la vitrine, ça peut épater !